Tamazgha Kabylie 2

 

La contribution de Masin Ferkal au CNK

Extrait de la contribution de Masin Ferkal au CNK.

Nekk, akken ttwaliγ tilufa, ass-agi ur d-yeg°ri ara kra n
uṛaǧu, ḥala ma yella nebγa an-neṭṭalay di tmurt-nneγ
tetteddu ar uẓekka i s-γzen wid yebγan aγ-snegren ; aẓekka
s-iγez udabu azzayri.
Ass-agi, ilaq a d-iban dacu nebγa.
Nebγa an-nili, naγ ur neγbi wara ?!

La Kabylie fait face à un des régimes les plus sanguinaires du monde. Elle n’est jamais sortie indemne d’un face-à-face avec ce régime : toujours écorchée et ensanglantée (1963, 1980, 1988, 1998, 2001…). Dès lors, la première question qui vient à l’esprit de chacune et de chacun d'entre nous c’est celle de savoir s’il reste encore une possibilité de croire encore en cette Algérie. Est-ce que le destin du peuple kabyle peut-il s’accomplir dans cette Algérie ? La réponse est NON ! Peut-il y avoir alors d’autres voies en dehors de l'incontournable lutte de libération nationale ? Oui, une lutte pour la libération de la Kabylie. Sa libération du colonialisme qui la désagrège est une nécessité. Cinquante ans d'humiliations accablantes et de répressions régulières ont marqué une politique anti-kabyle suffisante pour que nous puissions tirer nos conclusions. Plus aucun avenir n'est à envisager avec un Etat-colonial qui a comme projet principal la dépossession du kabyle de sa culture, de son identité, de sa Terre et de son âme.

Pour lirela totalité, voir le le fichier : pdfContribution Masin Ferkal au CNK.pdf

Masin FERKAL,
Enseignant,
Militant berbériste,
Président de Tamazgha (Paris).
Paris, le 30 octobre 2014.

Contribution Anavad GPK à la CNK

Pour lire la suite, voir le fichier : pdfcontribution_anavad_a_la_cnk_.pdf

ANAVADAQVAYLILa Kabylie est assiégée. Elle subit, de la part du régime algérien, une guerre permanente depuis plus de cinquante ans, et ce, dans l’objectif plusieurs fois avoué, de raser de la carte jusqu’au nom du Kabyle. Le pouvoir algérien n’a jamais cessé de déployer tous les moyens dont il dispose pour nous faire renoncer à ce qui fait notre âme : la langue et l’identité kabyles. Il a toujours refusé de nous reconnaître en tant qu’Algériens tant que nous ne deviendrions pas des Arabes. Ayant échoué dans ses incessantes entreprises criminelles à nous dépersonnaliser par l’arabisation, il a décidé de nous envoyer ses faux repentis islamistes pour nous « salafiser », nous faire renoncer à notre laïcité qui est unique en Afrique. Aujourd’hui que l’Anavad et le MAK marquent des points dans le processus de reconnaissance de notre existence sur la scène internationale, voilà que le pouvoir algérien tente de jeter l’infamie sur l’ensemble du peuple kabyle. Il organise des assassinats d’étrangers en Kabylie et il orchestre des campagnes médiatiques visant à attribuer ses crimes à celle-ci.

CONFERENCE NATIONALE KABYLE
At Weεvan 31/10/2014

Kabylie : Anthropologie sociale

Tribus kabylesDans ces profonds bouleversements induits par la conquête française, seules les unités sociales les plus étroites résistèrent au démantèlement. Ces unités, la tribu mais surtout le village, purent résister car c’était en elles que se concentraient les institutions juridiques et politiques sur lesquelles reposait la société kabyle. Le village, soulignent Hanoteau et Letourneux, « est la pierre angulaire de la société kabyle. On y trouve tous les éléments qui la composent ; c’est là qu’elle se développe et qu’elle vit ; c’est là seulement qu’on peut l’étudier dans son ensemble et dans ses détails. Faire connaître le village, c’est donc faire connaître la société entière [...]
L’autorité dirigeante du village, la seule, à vrai dire, puisqu’elle possède en même temps que les pouvoirs politique et administratif, la plénitude, au moins en principe, du pouvoir judiciaire est la thadjmaïth ou djemaâ, c’est-à-dire l’assemblée générale des citoyens » (Hanoteau 1893,t. 1, p. 7-8).[...]

Jusqu’en 1954, donc, parmi les institutions kabyles traditionnelles, seules ont survécu les djemaas de village, de manière souterraine en parallèle avec le système administratif colonial. En dépit de cette survie discrète, la djemâa jouissait d’une légitimité certaine ; elle n’hésitait pas à rénover les qanouns, ce qui signifie qu’elle ne s’était pas maintenue de manière fossilisée. 11 Au lendemain de l’indépendance, les villages kabyles, bien que décimés par la guerre, bien que dépeuplés par l’exode rural, ne furent pas désertés et la gestion de la vie quotidienne exigeait un minimum de concertation ; sont alors nées ou ont continué à survivre, selon les
cas, des djemâas tout à fait informelles en marge des structures officielles, des Assemblés Populaires Communales (Apc), c’est-à-dire des municipalités. Leurs prérogatives ayant été largement érodées, il ne restait plus à ces djemâas que la gestion des travaux d’utilité publique (voirie, adduction d’eau, élec-trification) en raison des lenteurs, voire de l’inefficacité des Apc ; dans les villages qui avaient conservé ce rite, la djemaa se chargeait de l’organisation du sacrifice d’automne (timecreṭ). Ces rares activités que la djemâa continuait à gérer ont permis le maintien des anciens liens de solidarité, principalement les travaux collectifs et les
cotisations auxquelles participent aussi les émigrés. La djemâa, en survie forcée, était tombée sous la loi du silence à l’instar de tout ce qui relevait de la spécificité berbère. Pour lire la suite, voir : 
pdfKabylie_anthropologie_sociale.pdf

Référence électronique
D. Abrous, « Kabylie : Anthropologie sociale », in 26 | Judaïsme – Kabylie, Aix-en-Provence, Edisud

Nous devons préserver la pensée Kabyle

YounesAdli27Juil2016La Kabylie était, est encore et sera, au besoin, le symbole du combat identitaire à l’échelle de l’Afrique du Nord. J’avancerai même que son histoire et sa culture ont dépassé les frontières du continent africain, mais surtout les limites des gouvernants algériens qui se sont succédé depuis l’indépendance. Je suis un fils de cette Kabylie profonde à laquelle se sont ressourcés les plus grands penseurs du XIXe siècle, et grâce à laquelle ils avaient pu faire avancer nombre de leurs travaux. Je citerai parmi eux, Karl Marx, Engels, Rosa Luxemburg, Maxime Kowalewski et Emile Durkheim, le père de la sociologie française.
A travers ces noms, nous avons devant nous les écoles russe, germanique et française. Jusqu’à la période contemporaine, des Renée Gallissot, Pierre Bourdieu, et d’autres encore, reconnaissent l’apport de la Kabylie à la recherche scientifique. Aujourd’hui, sur le plan scientifique, il appartient à ses fils qui travaillent dans le domaine de veiller à ce que soit mis en évidence l’apport de la pensée kabyle à la pensée humaine, universelle.

Voir la suite de la conférence: pdfnous devons préserver la pensée Kabyle.pdf

de Younes Adli, De la kabylie autrement (27 juillet 2016)

 

1/5 - Organisation de la societé Kabyle Youcef Allioui

Youcef Allioui a été professeur d'économie et cadre financier en entreprise pendant près de 20 ans. Docteur en sociologie et en psychologie du travail. Dans ces vidéos, Youcef Allioui nous présente d’une façon générale l’organisation socio-politique traditionnelle de la Kabyle ancienne. Une vidéo très riche par son contenu.

Partie 1/5 - Organisation Socio-Politique traditionnelle de la Kabylie (Youcef Allioui )

Conférence réalisée par la coordination Canadienne pour Tamazigh

Association culturelle Amazigh d’Ottawa-Hull